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Lucie Aubrac
Grande figure de la Résistance, elle était l'une des fondatrices du réseau
Libération-sud.
Née le 29 juin 1912, dans une famille de vignerons bourguignons, Lucie
Aubrac, agrégée d'histoire, est professeur au lycée de Strasbourg, où elle rencontre
Raymond Aubrac,
ingénieur des Ponts qu'elle épouse en décembre 1939. Au début de la guerre à l'automne 1940 en zone libre, elle rencontre à Clermont-Ferrand, le journaliste Emmanuel d'Astier de la Vigerie qui
organise un petit groupe clandestin "la dernière colonne" et fait paraître un journal clandestin Libération, qui devait aboutir au réseau de
Libération-sud, un des premiers mouvements de Résistance.
Raymond Aubrac,
ingénieur des Ponts qu'elle épouse en décembre 1939. Au début de la guerre à l'automne 1940 en zone libre, elle rencontre à Clermont-Ferrand, le journaliste Emmanuel d'Astier de la Vigerie qui
organise un petit groupe clandestin "la dernière colonne" et fait paraître un journal clandestin Libération, qui devait aboutir au réseau de
Libération-sud, un des premiers mouvements de Résistance.
Lucie Aubrac enseigne ensuite au lycée de jeunes filles Edgard-Quinet de
Lyon jusqu'en novembre 1943, date à laquelle elle est révoquée pour ses convictions gaullistes. A partir de novembre 1942, elle dirige dans la région lyonnaise, un corps franc qui organise des
évasions et par un judicieux stratagème, elle parvient en mai 1943, à faire libérer son mari, emprisonné depuis mars.
Le 21 juin 1943, Raymond Aubrac est arrêté par Klaus Barbie avec Jean
Moulin et une dizaine de résistants. En octobre 1943, avec ingéniosité et sang-froid, les armes à la main, Lucie Aubrac réussit à nouveau à soustraire son mari des griffes de la Gestapo, ainsi
que treize autres prisonniers qui parviennent à s'enfuir lors du coup de main organisé par la Résistance. Recherchée à son tour par la Gestapo, elle est envoyée en Angleterre en février 1944 pour
représenter le Mouvement de libération nationale à l'Assemblée consultative.
Grand officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre
39-45 et médaillée de la Résistance, Mme Aubrac, mère de trois enfants, était l'auteur de "Ils partiront dans l'ivresse" (1984), et de Cette exigeante liberté (1997).
Deux films racontent son histoire : Boulevard des hirondelles (1993), et Lucie Aubrac (1997).
En 1997, le réalisateur Claude Berri rend hommage à son passé de résistante avec son film Lucie Aubrac, incarnée par Carole Bouquet.
Lucie Aubrac est décédée le mercredi 14 Mars 2007 à l'Hôpital
suisse de Paris, à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, à l'âge de 94 ans.
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